laurentduvernay300Rare Québécois dans la Ligue nationale de football américaine (NFL), Laurent Duvernay-Tardif est aussi un des meilleurs joueurs à sa position.

À quel âge as-tu commencé le football?
J’ai joué une saison à 13 ans, six heures de football par semaine. Et j’ai dû arrêter. J’étais trop lourd pour ma catégorie d’âge et ma mère refusait que je joue avec les 17 ans. J’ai recommencé en quatrième secondaire. Ce n’était pas un coup de foudre. Je touchais à tout : improvisation, basket-ball, badminton, violon. Mais quand le jeu est devenu plus stratégique, j’ai eu la piqûre.

Étais-tu parmi les meilleurs?
Sans être la vedette, je me débrouillais bien. J’ai essayé plusieurs positions. À l’université, quand on a m’a fait jouer sur la ligne offensive, j’ai réalisé que j’avais des habiletés naturelles et un bon sens du jeu.

Qui étaient tes idoles?
Je n’en ai jamais vraiment eu parce que je ne suivais pas le sport à la télé. Je jouais au football seulement parce que j’aimais ça.

 

À quoi ressemble ton horaire avec les Chiefs, à Kansas City?
Il est entièrement consacré au football. La semaine, on est au complexe sportif de 6 h 45 à 18 h pour pratiquer, intégrer des tactiques de jeu et analyser nos prochains adversaires. Le dimanche, on prend l’avion pour aller jouer un match. On revient durant la nuit. Lundi, c’est congé, mais on fait souvent de la musculation et on traite les blessures. Je fais aussi du yoga.

Et à Montréal?
Je suis à fond dans mes études et mes stages en médecine à l’université. Et j’ai cinq entraînements physiques intenses d’une heure par semaine.

Comment combines-tu football et études en médecine?
Au début, je croyais que ce serait impossible et j’ai arrêté le football. Mais après quelques semaines, ça me manquait trop. Alors, j’ai rejoint l’équipe de l’Université McGill. Mes deux passions se nourrissent l’une de l’autre. D’un côté, le football, c’est tellement exigeant physiquement et mentalement que ça me repose l’esprit de mes études. Ça me relaxe, ça m’aide à mieux me concentrer et à être plus efficace. De l’autre côté, la discipline imposée par les études en médecine, ça m’aide dans tout.

Du temps libre?
Pas vraiment. Mais j’ai une copine et des amis. C’est essentiel. Ils me gardent les pieds sur terre.

Quels sont tes prochains objectifs?
J’essaie simplement d’être le meilleur possible dans le feu de l’action. Les résultats suivront. Et je vais terminer mon doctorat en médecine au printemps 2018.

 

🔜 10 days from the opening of the 2017 @nfl season. Are you ready ? #nfl #chiefs @chiefs

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