C'est l'année de la patate!

Nicole Castéran, Les Débrouillards, 1 octobre 2008

La patate méritait-elle que 2008 soit nommée « l’année internationale de la pomme de terre »? Oui! Car pour lutter contre la faim dans le monde, la patate est un aliment gagnant.


La pomme de terre fait partie de l'alimentation traditionnelle des paysans des Andes. Ils en cultivent 4300 variétés.

Depuis plusieurs mois, une crise alimentaire secoue la planète. Dans plusieurs pays pauvres, des citoyens en colère ont manifesté contre les prix trop élevés du blé, du riz et du maïs.

Le problème risque de s’aggraver car, chaque année, il y a 100 millions d'êtres humains de plus sur la planète! 95 % d'entre eux naissent dans les pays les plus pauvres.

Comment nourrir tout ce monde ? La FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture) propose d’accroïtre la culture de la patate à travers le monde. Voilà pourquoi elle a proclamé 2008 l'Année internationale de la pomme de terre.


L'aliment coupe-faim
La pomme de terre est très nutritive. Elle contient énormément de glucides (les sucres qui nous donnent de l’énergie). Elle renferme aussi 2 % de protéines complètes, une bonne dose de vitamine C et un brin de potassium, un minéral dont nos cellules ont besoin.

 
Oui, ce sont bien des pommes de terre! Le Centre international de la pomme de terre, au Pérou, possède la plus grande banque génétique de pommes de terre au monde. Les scientifiques s'en servent pour mettre au point de nouvelles variétés.



La patate est facile à cultiver, même dans des sols pauvres. Elle s’adapte à presque tous les climats. Elle pousse vite : en 90 jours sous les tropiques et en 150 jours chez nous. Elle produit beaucoup : un plant fournit de deux à vingt tubercules. Donc, en peu de temps, on récolte une grande quantité de nourriture.





Sus aux ennemis !
Comme elle se développe dans le sol, la pomme de terre est relativement protégée. Cela ne l’empêche pas d’attraper des maladies : la pire de toutes est le mildiou. De plus, ses parties aériennes sont sensibles à certains insectes ravageurs, comme le charançon. 

Quand on plante d’immenses champs de pommes de terre, cela attire les parasites. Pour les tuer, les agriculteurs aspergent les plants de produits chimiques. Ces substances toxiques contaminent le sol et les eaux souterraines. Dans les Andes, des paysans sont morts parce qu’ils ont fait un mauvais usage de pesticides.

Pour éviter ces problèmes, la FAO recommande de planter des variétés résistantes aux parasites et à la sécheresse. On peut aussi planter, autour des champs de patates, des plantes qui éloignent les insectes nuisibles.

Le Centre de recherches pour le développement international du Canada aide les paysans du Pérou à réduire l’utilisation de pesticides dans leur lutte contre le charançon de la pomme de terre.

Tu peux consulter la section Enfants! du site officiel de l'Année de la pomme de terre en cliquant ici.


Pour lire la suite de l'article sur la pomme de terre, clique ici.


Photos : Milagros Salazar / IPS

Cet article est publié avec la collaboration de:




 

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Ce texte est tiré du magazine Les Débrouillards d'octobre 2008.

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