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Environnement : démêle le vrai du faux

23 avril 2018 - Les Débrouillards

Planter des arbres, ça aide à lutter contre la pollution.

Vrai, mais pas tout le temps ! Les feuilles d’arbres sont recouvertes de micro-poils et d’une pellicule un peu luisante, la cuticule. Ces poils et cette cuticule capturent une partie des particules polluantes de l’air, comme du ruban adhésif. Certains arbres sont plus efficaces, comme le hêtre.

Toutefois, seuls les conifères ne perdent pas leurs feuilles et aident donc à lutter contre la pollution toute l’année.

En outre, les arbres ne piègent pas le dioxyde d’azote, un gaz polluant émis par les voitures. Ils le transforment plutôt en un autre gaz polluant, l’ozone, qui provoque des crises d’asthme. Cet ozone résulte d’une réaction chimique entre le dioxyde d’azote et les isoprènes, un gaz produit par les arbres.

Malgré tout, il y a beaucoup plus d’avantages à planter des arbres. Ils se nourrissent de dioxyde de carbone, un gaz à effet de serre. Beaucoup de plantes et d’arbres capturent aussi la pollution du sol. Et les arbres retiennent les sols pour éviter les glissements de terrain et sont des milieux de vie importants pour les animaux.

Manger biologique, c’est mieux pour l’environnement.

Pas toujours ! L’agriculture biologique utilise des pesticides et des engrais naturels, ainsi que d’autres méthodes pour fortifier ses cultures. Le bio, c’est donc moins toxique pour l’environnement. C’est son principal avantage.

Mais il y a des inconvénients importants. Le plus souvent, l’agriculture bio nécessite des champs plus grands pour produire autant de nourriture que l’agriculture conventionnelle.

Par ailleurs, avec moins d’herbicides, plus d’agriculteurs bio doivent labourer les champs avant de semer. Or, le labourage endommage les sols, nuit à leur écosystème et produit des gaz à effet de serre. Dans l’ensemble, l’agriculture bio n’est pas meilleure que la conventionnelle contre l’effet de serre.

Habituellement, les fruits bio et les céréales conventionnelles sont les meilleurs choix pour l’environnement.

En attendant, le meilleur geste pour protéger l’environnement, c’est de diminuer beaucoup la consommation de viande, surtout le bœuf, bio ou non.

Illustration : Frefon

Les panneaux solaires ne servent à rien s’il ne fait pas beau.

Faux. Pas besoin d’un beau ciel bleu pour que les panneaux solaires fonctionnent. Même lorsqu’il fait gris, la lumière perce à travers les nuages. Cela suffit pour créer de l’électricité. À la moindre onde lumineuse provenant du soleil, une réaction en chaîne se produit dans la cellule photovoltaïque et un courant électrique se crée. C’est grâce à ce courant qu’on peut alimenter des appareils électriques.

Par contre, il est vrai que les panneaux solaires sont moins efficaces lorsqu’il fait sombre et pas du tout la nuit. Ainsi, pour implanter un champ de panneaux solaires, on choisit des régions où il y a beaucoup d’ensoleillement !

Les sacs réutilisables polluent moins que les sacs de plastique.

Vrai… si on les réutilise souvent ! Au Québec, les sacs réutilisables vendus dans les supermarchés (en polypropylène tissé ou non tissé) sont un bon choix.

Leur principal impact provient de leur fabrication : comme ils sont plus épais, ils nécessitent plus de matériaux qu’un sac de plastique jetable. Il faut donc les réutiliser entre 35 et 75 fois pour qu’ils deviennent plus écologiques que les sacs de plastique minces jetables.

Le sac de plastique jetable mince nécessite peu de ressources. Mais il n’est pas biodégradable ! S’il se retrouve dans la nature, il peut s’envoler vers les océans et étouffer des tortues ou des baleines.

Illustration : Frefon

Mettre le verre au recyclage, ça ne sert à rien, il est jeté !

Ni vrai ni faux. Il est vrai que le Québec a de grandes difficultés à traiter cette matière. Seulement 14 % du verre récupéré y est recyclé et le reste est enfoui dans des dépotoirs où il mettra 4 000 ans à se décomposer.

Pourtant, le verre peut être recyclé à l’infini ! Fondu, il peut faire de nouvelles bouteilles. Intégré à des matériaux de construction, il en améliore la qualité. Mais ces transformations nécessitent du verre de bonne qualité. Or, dans le bac de récupération, les bouteilles se cassent, se mélangent avec les autres matières et deviennent plus difficiles à recycler car les différentes couleurs de verre se mélangent.

Heureusement, le centre de tri de Québec expérimente actuellement un nouveau système qui élimine presque entièrement les matières indésirables dans le verre recyclé. Cette technologie pourrait être étendue à toute la province prochainement.

C’est pire d’envoyer un courriel qu’une lettre.

Ça dépend ! Pour pouvoir comparer les deux, il faut examiner l’ensemble des impacts de l’un et de l’autre.

Pour la lettre, on doit tenir compte de la fabrication du papier et de l’enveloppe (ça pollue et ça génère des déchets) et du transport nécessaire pour acheminer la lettre ! Mais l’envoies-tu sur la rue d’à côté, ou par avion à l’autre bout du monde ? Est-elle écrite à la main sur du papier recyclé ou tapée à l’ordinateur (ce qui utilise de l’électricité) puis imprimée?

Le courriel, lui, permet d’économiser du papier… mais nécessite des appareils électroniques (polluants à fabriquer) et de l’électricité pour être tapé, acheminé et lu. « Au Québec, notre hydroélectricité est verte, mais en Inde ou en Chine, beaucoup de centrales électriques fonctionnent au charbon… c’est beaucoup plus polluant ! Donc ce type de comparaisons doit tenir compte de la région du monde où on se trouve » précise Cécile Bulle, professeure à l’UQAM et experte de l’analyse du cycle de vie.

Alors à toi de choisir ce que tu préfères pour ton envoi! Mais une chose est claire : même si le courriel est virtuel, il a quand même des impacts bien réels sur l’environnement.

Illustration : Frefon

Les vaches polluent plus que les voitures.

Faux. Lorsqu’elle digère, la vache rote du méthane, produit par les bactéries dans son ventre. Les vaches et les autres animaux élevés pour leur viande, lait et oeufs produisent aussi beaucoup d’excréments… qui se décomposent en produisant aussi des gaz à effet de serre. Au total, l’élevage émet l’équivalent de trois milliards de tonnes de CO2 par an, dans le monde. C’est beaucoup, mais quand même moins que les transports routiers qui en émettent environ cinq milliards de tonnes !

L’élevage a d’autres impacts importants sur l’environnement. Faire pousser du fourrage pour nourrir les animaux nécessite des engrais et pesticides, énormément d’eau et beaucoup d’espace. Au Brésil, par exemple, on rase la forêt amazonienne pour agrandir les champs ou les pâturages.

Ces impacts sont-ils pires que ceux des transports (smog, destruction d’espaces naturels pour faire des routes, production d’acier et de plastique pour fabriquer les véhicules…) ?

Difficile de le calculer de manière précise. Mais manger moins de viande ou prendre moins souvent l’auto sont deux bons gestes pour l’environnement !

Texte : Anabel Cossette Civitella, Raphaëlle Derome, Matthieu Fannière, Annie Labrecque et Bruno Lamolet

 

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7 réponses à “Environnement : démêle le vrai du faux”

  1. Tremblay dit:

    J’aimerais connaître le prix pour un abonnement pour 1 an, pour un enfant de 7 ans.

    • Hélène Veilleux dit:

      Bonjour madame Tremblay,

      Je vous suggère de copier ce lien et d’aller y voir toutes les possibilités d’abonnements (1 an, 1 an EXTRA, 2 ans, 2 ans EXTRA) : http://www.lesdebrouillards.com/magazine/?type=debrouillards

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      Hélène Veilleux

    • Tahli dit:

      Si tu veux avec les hors-série sport et arts c’est 60,89 $ et sans les hors-série c’est 49,38$ 🙂

  2. Amine dit:

    J’adore, c’est vraiment instructif. C’est ma maîtresse qui sera contente.

  3. Alicia dit:

    Pour être honnête, ça m’apprend tellement de choses à retenir dans la vie. Il faut faire les bons choix et réfléchir avant d’agir.

    • Adams dit:

      Je sais car c’est la vie de retenir des choses.