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Comment peut-on réagir ?

30 janvier 2017 - Les Débrouillards

terrorismemanif200Lors d’un attentat, les secours s’organisent. Les hôpitaux soignent les blessés. La police (et parfois l’armée) recherche les terroristes et leurs complices. S’ils se cachent, on fouille la ville. On peut même les rechercher à l’étranger, car les policiers de nombreux pays collaborent entre eux.

On envoie des policiers ou des soldats dans les endroits publics pour rassurer les gens. Parfois, de grands événements (matchs de soccer, concerts) sont annulés ou se déroulent sous haute surveillance (fouille systématique de tous les sacs, détecteurs de métaux à l’entrée, etc.).

Après un attentat, les citoyens sont secoués. Ils veulent se retrouver avec leurs proches.

Même s’ils ne connaissaient pas les victimes, beaucoup vont porter des fleurs sur les lieux de l’attentat ou allumer des bougies en souvenir des personnes tuées.

Parfois, on organise des cérémonies ou des concerts en hommage aux victimes. Dans les écoles, tous les élèves font une minute de silence. Souvent, aussi, les gens organisent
de grandes marches ou manifestations pour dire non à la violence et montrer aux terroristes que la population est unie et ne se laissera pas intimider.

 

Parle-t-on trop de terrorisme ? 

Certains croient que les médias parlent trop du terrorisme. Décrire les attentats en détail, diffuser des images-chocs, ça augmente le sentiment d’insécurité dans la population. Malgré eux, les médias aident en quelque sorte les terroristes à atteindre leur but.

Les terroristes recherchent l’attention des médias, car ça leur donne du pouvoir. «En réalité, les terroristes sont faibles, dit Stéphane Leman-Langlois. Il s’agit de groupes marginaux, très petits, qui s’attaquent à de grands pays dotés d’armées
et de milliers de policiers!»

Pour être certains qu’on parle d’eux et de leur cause, les terroristes choisissent si possible des cibles symboliques que tout le monde connaît: monuments ou bâtiments importants, grandes capitales…

Un attentat à Paris ou New York aura toujours plus d’impact qu’une attaque dans une petite ville.

Résultat : « Après un attentat, on en parle pendant des semaines, le gouvernement change des lois, dépense de l’argent pour assurer
la sécurité, et les gens sont inquiets bien au-delà du risque réel», souligne Stéphane Leman-Langlois.