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Invasion de méduses ?

22 mai 2019 - Marie-Claude Ouellet

Les méduses semblent pulluler dans plusieurs océans. Est-ce bien le cas ? 

Difficile de déterminer si les méduses sont plus nombreuses qu’autrefois. Certains experts croient qu’elles se multiplient sous l’effet des changements climatiques, car la plupart des méduses préfèrent les eaux chaudes.

D’autres estiment que la surpêche fait augmenter leur nombre en réduisant les populations de poissons qui s’en nourrissent. La chasse aux tortues marines, très friandes des méduses, aurait également cet effet.

Illustration : Jacques Goldstyn

Autre hypothèse : la pollution des océans par les microplastiques favoriserait le développement des méduses. Comment ? Quand les méduses sont sous forme de polypes, elles ont besoin de supports sur lesquels se fixer. Et les particules de plastique sont parfaites pour cela !

Toutefois, plusieurs biologistes restent sceptiques face à la supposée prolifération des méduses, faisant valoir qu’elles sont difficiles à compter. Selon eux, l’apparente explosion des populations de méduses serait due à de meilleurs moyens de détection. Ils attendent donc de voir si leur nombre augmente réellement avant de parler d’invasion.

Quels sont les impacts d’une surabondance de méduses ?

Pour certains animaux comme les thons, les dauphins et les tortues marines, la prolifération des méduses est bénéfique puisqu’ils en mangent beaucoup ! Mais pour les humains, c’est plutôt une mauvaise nouvelle. D’abord pour les baigneurs : pas évident de nager entre les méduses et d’éviter leurs tentacules urticants, qui piquent ou brûlent !

Méduses et pêcheurs

Un nombre accru de méduses peut nuire à la biodiversité et aux pêcheries. En effet, elles mangent de grandes quantités d’alevins (jeunes poissons), « volant » la nourriture de nombreux poissons. Et elles se prennent dans les filets des pêcheurs. Certaines sont tellement lourdes que les filets de pêche se déchirent parfois !

Illustration : Jacques Goldstyn

Que faire pour diminuer leur nombre ?

Certaines villes côtières ont installé des filets pour les capturer avant qu’elles n’atteignent les plages. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande de les manger pour en réduire le nombre. Les Asiatiques en consomment déjà de grandes quantités. Les méduses sont riches en protéines et en glucides, mais leur texture est caoutchouteuse. Peut-être développera-t-on des mets à base de méduses qui plairont aux Occidentaux…

Savais-tu qu’il y a des méduses dans le Saint-Laurent ?

Les deux espèces les plus abondantes sont :

Crinière de Lion © Steven Melanson – Dreamstime

 

La méduse crinière de lion peut être très grosse. Son ombrelle peut atteindre deux mètres de diamètre et ses tentacules jusqu’à 35 mètres de long ! Sa piqûre est douloureuse. Cette espèce fréquente aussi les eaux arctiques.

Anne Mc Kinnell/All Canada Photos

 

La méduse commune vit dans presque tous les océans du monde. Le diamètre  de l’ombrelle de cette méduse translucide ne dépasse pas 30 cm. Sa piqûre est sans danger pour les humains, car ses cellules urticantes sont très petites.

98 % d’eau !

Les méduses sont des animaux marins faisant partie du groupe des coraux et des anémones de mer. L’ombrelle de la méduse renferme une substance gélatineuse, d’où son nom anglais de jellyfish. Elle est composée d’environ 98 % d’eau ! La méduse possède une bouche, un estomac, des tentacules et des organes reproducteurs (gonades), mais pas de membres, de cerveau, de coeur, de muscles ni de nerfs. Elle est dotée de tentacules qui renferment des cellules urticantes contenant du venin. Bien que primitif, cet animal est merveilleusement bien adapté à son milieu puisqu’il y vit depuis des centaines de millions d’années !

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