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Le défi spatial de David Saint-Jacques

15 novembre 2018 - Annie Labrecque

L’astronaute québécois est né à Québec et a grandi à Saint-Lambert. Il est bilingue et maîtrise le russe et le japonais. Avant d’être astronaute, il a travaillé comme ingénieur, astrophysicien et médecin de famille. À 48 ans, ce sera la première fois qu’il séjournera dans l’espace.

 

L’astronaute québécois David Saint-Jacques commencera bientôt son premier voyage dans l’espace. Une fois là-haut, il s’occupera de plusieurs recherches sur la santé.

MINI LABO SPATIAL

Dans la Station spatiale internationale (SSI), les astronautes réalisent plusieurs expériences scientifiques. L’une des préférées de David, qui agira comme médecin de bord pendant sa mission, est celle avec le bioanalyseur.

Ce labo miniature pourra ensuite servir sur Terre pour traiter des patients dans les régions éloignées comme l’Arctique.

 

Ce nouvel instrument, pas plus gros qu’une console de jeux vidéo, analyse quelques gouttes de sang, d’urine et de salive dans un délai de deux heures.

MAILLOT SPÉCIAL

Les médecins de l’Agence spatiale canadienne surveilleront en temps réel l’état de santé de David grâce à un maillot intelligent. Il le portera en tout temps. Celui-ci enregistrera tous les signes vitaux.

Les problèmes de santé les plus fréquents chez les astronautes sont les maux de tête, de dos ou la nausée de l’espace… Ces désagréments surviennent quand le corps s’adapte à l’apesanteur.

 

À bord de la SSI, il y a des médicaments de base. S’il se passait quelque chose de grave, l’astronaute malade serait ramené sur Terre, avec le reste de l’équipage.

LA STATION SPATIALE, LEUR NOUVELLE MAISON

Pendant six mois et demi, David Saint-Jacques cohabitera avec des l’astronaute russe Oleg Kononenko et l’américaine Anne McClain à bord de la SSI.

 

Les scientifiques remarquent que les astronautes se sentent moins isolés dans la SSI lorsqu’ils recréent des aspects de leur vie quotidienne. Par exemple, en célébrant Noël, les anniversaires ou en regardant une partie de football, comme ils le feraient sur Terre.

C’est à bord de la fusée russe Soyouz que David partira vers la Station spatiale internationale.

LES OS ET LES MUSCLES SOUS BONNE GARDE

L’apesanteur est mauvaise pour les os et les muscles. Celle-ci provoque une perte osseuse et musculaire. La solution ? L’exercice !

Les astronautes s’entraînent près de deux heures par jour : tapis roulant, vélo stationnaire, appareil de résistance. Tout ça aide à ralentir la perte osseuse et musculaire. Sur Terre, David répète, dans une piscine, les mouvements qu’il devra faire lors d’une sortie hors de la Station spatiale.

 

De retour sur Terre, de trois à quatre semaines sont nécessaires pour retrouver un état normal. Il faut compter environ six mois pour être à nouveau au sommet de sa forme.

« Depuis que les missions durent plusieurs mois, les astronautes ont commencé à nous dire qu’ils avaient une vision un peu floue et de la difficulté à lire de loin », rapporte Raffi Kuyumjian, médecin des astronautes à l’Agence spatiale canadienne.

Un appareil a été envoyé dans la SSI pour savoir ce qui cause ce problème. « Si on a ces troubles de la vue pour une mission de six mois en apesanteur, que se passera-t-il en séjournant neuf mois ou un an sur Mars ? » se demande le médecin.

DÉSORIENTATION SPATIALE

Un système dans notre oreille interne nommé « système vestibulaire » aide à rester en équilibre et à indiquer l’orientation du corps. Par exemple, si on a la tête à l’endroit ou à l’envers.

Mais dans l’espace, ce système n’est plus utilisé. De retour sur Terre, garder l’équilibre sur un seul pied représente un défi ! Heureusement, le corps s’adapte très vite. L’équilibre et la coordination reviennent graduellement au bout de trois semaines.

En 2017, les scientifiques ont commencé une expérience pour mieux comprendre en quoi l’absence d’apesanteur affecte le sens de l’orientation des astronautes.

DE PUISSANTS RAYONS

L’atmosphère terrestre nous protège contre les différents types de rayons provenant du Soleil. Mais une fois dans la Station spatiale, le taux de radiation est de 10 à 100 fois plus important. Et sur Mars ? 1 000 fois plus élevé ! Les scientifiques surveillent attentivement un rayonnement en particulier (neutrons de haute énergie) et la dose absorbée par les astronautes grâce à huit petits appareils placés dans la station. Cette expérience, Radi-N2, se terminera en 2020.

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2 réponses à “Le défi spatial de David Saint-Jacques”

  1. samuel dit:

    Finalement, j’ai hâte d’avoir mon nouveau magazine!

    • Milan Fleurent dit:

      Moi, je l’ai déjà!