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Peines d’amitié ou d’amour : comment aider son enfant ?

17 novembre 2021 - Annie Labrecque

Si la vie des enfants est parsemée de nombreux moments heureux entourés de leurs amis, ils peuvent parfois vivre des peines d’amitié ou d’amour. Comment les aider à surmonter cette épreuve ?

Dans la vie familiale, les parents sont présents pour encadrer les enfants. Le domaine de l’amitié, lui, est un terrain tout neuf où le jeune apprend à gérer seul ses relations avec les autres. « Ce sont des relations indépendantes du réseau d’influence des parents où l’enfant rencontre de nouvelles personnes. Il acquiert aussi les habiletés sociales nécessaires pour que ça se passe bien avec les autres. C’est à travers l’amitié que l’enfant entre notamment dans la société », souligne la psychologue Rachel Briand-Malenfant, auteure du livre L’amour et l’amitié chez les enfants.

L’aider à vivre sa peine

Que faire si la ou le meilleur ami de votre enfant déménage à l’extérieur du pays ? Ou si une chicane met fin à une amitié ? Tout d’abord, il ne faut pas s’inquiéter si les enfants changent souvent d’amis, « car ils sont en train de se définir sur le plan identitaire et ils n’ont pas le même niveau de conscience et d’engagement qu’un adulte », tient à rappeler Rachel Briand-Malenfant.

Ce type de situation peut être parfois plus difficile à vivre chez un ado qui, par exemple, fait face à son premier échec amoureux. « Comme parent, on doit démontrer de l’empathie envers ce qu’il vit. Ça peut être le moment de parler avec lui de ses émotions et de lui apprendre à apprivoiser cette peine, sans toutefois dramatiser », souligne la psychologue.

Réconforter

Peines d’amour ou d’amitié, selon l’âge, on peut profiter des périodes de jeu, de dessin, ou de toute autre activité favorable aux échanges, pour donner l’occasion à sa fille ou à son garçon de se confier. Bref, apportez-lui du réconfort et aidez votre enfant à extérioriser ses émotions. Sans trop insister pour autant. « C’est possible que l’enfant ne veuille pas en parler, car pour lui, la vie suit son cours. C’est correct aussi », précise la Dre Briand-Malenfant.

Une tempête… qui passe

Rassurez votre jeune : il est en train de vivre un épisode de tristesse qui sera temporaire. Rachel Briand-Malenfant compare cela à une tempête en mer : « les moments de tristesse, comme les vagues, sont plus forts au début. Et ils viennent quand on pense à la personne que l’on a perdue. Mais progressivement, cela s’estompe ».

En tant que parent, on peut également souligner que d’autres belles rencontres sont à venir. « Si notre enfant a pu créer des liens avec une personne, ça veut dire qu’il possède tout le nécessaire, à l’intérieur de lui, pour créer à nouveau de tels liens avec d’autres », dit-elle.

Cependant, si la peine prend toute la place, on peut alors demander l’avis d’un professionnel qui pourra aborder ces questions avec notre jeune.

 

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